Comment initier un changement de comportement durable

Beaucoup de gens pensent qu’il est impossible de changer de façon permanente. C’est une croyance populaire qu’on retrouve dans les dictons tels que « chassez le naturel, il revient au galop ».

La faute à la science.

Pendant tout le 19ème et une grande partie du 20ème siècle, les psychologues nous ont répété que le caractère se forme durant l’enfance et l’adolescence puis devient ensuite figé. Ce paradigme a commencé à exploser dans les années 80, lorsqu’un nombre de plus en plus important d’études ont démontré que le cerveau conservait une élasticité importante jusqu’à un âge avancé.

Nos capacités, notre caractère et nos comportements peuvent changer passé l’âge adulte. Une personne valide qui perd la vue va voir son cerveau complètement recablé pour s’adapter à cette nouvelle condition. Les chauffeurs de taxi développent un sens de l’orientation absolument hors du commun par rapport à d’autres métiers.

La question n’est donc pas de savoir s’il est possible de changer de comportement, mais comment.

Pas de changement de comportement sans une motivation très forte

Ce n’est pas changer de comportement qui est difficile, votre corps sait le faire. Si la pression est assez forte, il s’adaptera. Notre capacité incroyable d’adaptation, c’est ce qui a permis à l’espèce humaine de rencontrer un succès évolutif aussi fort.

Non, le problème, c’est de s’infliger une pression assez forte pour changer. La plupart d’entre nous ne peut changer que sous la pression extérieure. Mais les changements les plus intéressants sont ceux qu’on choisit soi-même de suivre.

Alors qu’est ce qui fait que certains arrivent à arrêter de fumer et d’autres non? Que certains peuvent perdre du poids et d’autres pas?

Comment faire pour s’appliquer à soi-même une pression assez forte pour changer?

Pour agir différemment, il faut être différent

Pour obtenir des résultats différents, il faut agir différemment. Nous sommes des êtres faits de routines et d’habitudes, plus de 90% de nos actions quotidiennes sont dictées par des routines inconscientes (et heureusement, prendre des décisions est éreintant).

Pour agir différemment, il n’y a donc pas le choix, il faut devenir quelqu’un de différent, en faisant appel à des croyances et des habitudes différentes.

Croyances et habitudes forment le cœur votre personnalité

On a déjà écrit à de nombreuses reprises sur les croyances et les habitudes sur Anti Procrastination. Car on est persuadé qu’elles forment le cœur de notre personnalité et que c’est sur elles qu’il faut agir si on veut réussir à changer.

Changer ses croyances et ses habitudes est un travail de longue haleine. Le cerveau humain déteste le changement et veut rester dans sa zone de confort.

Changer de croyances se fait par un travail sur le dialogue intérieur. On se dit tous des choses à longueur de journée, on pose des jugements de valeur sur ce qui nous arrive au quotidien, sur nos proches, sur nous-même. Ces jugements alimentent un grand nombre de croyances.

« Je suis un bon à rien »

« Les gens sont cons »

« De toute façon, ça sert à rien »

De telles phrases peuvent sembler anodines, mais répétées des centaines de fois, elles finissent par créer un pattern dans le cerveau et les expériences passées se mettent à dicter les expériences futures.

On finit par se juger bon à rien avant même d’avoir essayé, tous les gens sont cons même si on n’apas échangé 10 mots avec eux, et plus rien ne sert à rien, donc autant ne rien faire.

On est sûr que vous connaissez quelqu’un qui s’est piégé dans ce type de boucle de comportement. Peut-être même vous.

Pour en sortir, il faut faire consciemment le travail inverse. Remplacer les jugements négatifs par quelque chose de plus productif:

« Je connais mes forces et je m’appuis sur elles »

« J’ai quelque chose à apprendre de n’importe quelle interaction humaine »

« Je vais essayer pour voir, peut-être qu’il en sortira quelque chose de bon »

Cela sonne extrêmement faux et inconfortable au début. Puis, au fur et à mesure que le cerveau se recâble pour s’adapter à ce nouveau dialogue intérieur, ces phrases deviennent des croyances et le siège de votre nouvelle zone de confort.

Habitudes et croyances s’alimentent l’une et l’autre. Il est difficile d’entretenir la croyance que vous êtes un sportif hors pair si vous ne faîtes jamais de sport.

Lorsque vous cherchez à initier un changement durable de comportement, il vous faut donc mettre en place un ensemble de croyances et d’habitudes cohérentes entre elles qui vont peu à peu modifier qui vous êtes et ce que vous faîtes.

Croire que vous pouvez le faire, c’est déjà faire la moitié du chemin

Beaucoup d’entre nous procrastinent car ils se croient incapables d’être à la hauteur de leur tâche. A l’inverse, ceux qui sont confiants dans leurs capacités (même s’ils n’ont pas plus de talents ou de connaissances que les autres) sont souvent plus enclins à passer à l’action.

C’est peut-être la croyance la plus importante à implémenter si vous voulez arriver à un résultat. Si vous vous croyez incapable d’y arriver, alors vous avez déjà perdu. Si vous êtes persuadé que vous pouvez y arriver, alors vous partez avec un atout énorme dans votre manche.

Sauf handicap lourd, il y a peu de choses qui sont hors de votre portée. Nous vivons une époque formidable où il est possible de tout apprendre en autodidacte à un coût dérisoire.

Plus que jamais dans l’histoire de l’humanité, vous possédez la liberté et l’accès à l’information nécessaires pour devenir qui vous voulez. Profitez-en!

Vos réactions face à l’échec conditionnent vos chances de réussite

Quel que soit ce que vous entreprenez, vous allez être confronté à l’échec. Si vous essayer de perdre du poids, vous allez avoir des jours de faiblesse, si vous souhaitez démarrer une entreprise, vous allez faire face à des lancements de produits désastreux, ou perdre des clients importants.

Ce qu’il y a de bien avec les échecs, c’est qu’ils ne sont que ponctuels. Tant que vous n’abandonnez pas, vous êtes toujours dans la course.

Il y a trois façons de réagir face à un échec. Soit vous abandonnez,  soit vous sauvez les meubles, soit vous utilisez cet échec comme une opportunité de croissance.

Pour la plupart des gens, et dans la plupart des cas, cette troisième voie est invisible. Lorsqu’on fait face à un échec, on est tenté d’abandonner ou de limiter la casse. C’est pourtant cette troisième voie qui recèle la clé du succès lorsque l’on souhaite implanter un changement de comportement durable.

Voir les échecs comme des opportunités est une croyance que peu de gens possèdent, mais qu’on retrouve presque systématiquement chez ceux qui ont beaucoup de réussite.


Vous voulez changer ? C’est quelque chose que on encourage. La stagnation, c’est la mort. Un monde incroyable de possibilités s’offre à ceux qui se donnent les moyens de devenir qui ils doivent être pour obtenir ce qu’ils veulent.

C’est un processus long et difficile. Avec des rechutes et aucune garantie de succès. Mais ce qui donne son goût aux récompenses, c’est le prix qu’il a fallu payer pour les obtenir.

Maintenant vous savez comment changer. On vous a montré la méthodologie, mais c’est vous qui devez mettre au point un plan précis et surtout l’appliquer.