Théorie du Cadre : Vous allez vous faire des ennemis (partie 3)

ennemis

« Les jeux vidéos nous ont appris une chose: si vous rencontrez des ennemis, c’est que vous allez dans la bonne direction. »

Vous avez dit « oui » toute votre vie. Pour construire votre cadre, il va falloir apprendre à dire « non ». Et ça ne va pas plaire à tout le monde.

La théorie du cadre est avant tout une théorie des relations interpersonnelles. Si ses racines doivent s’ancrer dans vos habitudes, c’est pour que ses fruits puissent murir dans vos relations.

Avoir un cadre fort passe par une transformation de la façon dont vous envisagez vos relations. Il ne s’agit ni de faire plaisir à tout le monde ni d’être associable mais simplement de ne plus tolérer ce qui vous rend malheureux.

Fixez vos limites et tenez les

Vous n’êtes pas obligé d’accepter les heures sup non payées.

Vous n’êtes pas obligé de tolérer les débordements de votre voisin.

Vous n’êtes pas obligé de céder aux caprices de vos enfants.

Objectivement, vous avez très peu d’obligations (celles que la loi fixe, et encore). La plupart de vos obligations sont des obligations que vous avez choisies. Vous avez juste oublié que vous êtes à l’origine de ces choix.

Vous l’avez oublié car vous craignez la confrontation plus que tout. On aimerait pouvoir dire que c’est un trait de caractère admirable, mais se serait se bercer d’illusions quant au monde dans lequel on vit.

Définir son cadre, c’est affirmer son identité même dans le conflit. Vous ne pourrez pas mettre en place de cadre fort (et donc avoir un réel impact sur ce qui vous entoure) si vous fuyez toute confrontation.

Vous allez être testé

Les adultes ne sont pas bien différents des enfants. Et les enfants aiment tester les limites.

Avec votre cadre c’est un peu pareil. Si vous le changez brusquement, votre entourage va chercher à savoir si c’est du bluff ou si vous êtes sérieux. Ils va tester votre cadre.

L’exercice peut s’avérer très difficile si vous n’avez pas une conscience très forte de votre cadre et un désir de l’imposer comme votre nouvelle identité.

Les tests peuvent prendre plusieurs formes: critiques, moqueries, pression. De nombreuses forces vont venir tenter de briser votre cadre.

Pour résister, vous devez être absolument sûr de votre cadre. Pourquoi voulez vous ces changements? jusqu’où êtes vous prêt à les défendre?

Si votre motivation n’est pas forte, avec des ancres émotionnelles, votre cadre sera faible et se brisera à la première confrontation. Vous vous retrouverez alors de nouveau confronté à l’image que vous tentiez de fuir avec en plus des moqueries sur votre tentative de devenir autre chose.

Si votre cadre est fort, vous passerez tous les tests haut la main. Et votre nouvelle image commencera à s’imposer.

Multipliez vos options

La vie est très facile lorsque l’on est riche en options. Et cela profite grandement à votre cadre. Il est très facile de dire non lorsque vous n’avez strictement rien à faire des conséquences.

Imaginez: Vous possédez une compétence très rare, et passez 10 entretiens d’embauche dans 10 entreprises différentes. Tout le monde se bat pour vous.

Si une 11ème entreprise vient vous voir avec un salaire inférieur de 50% et des conditions déplorables, vous allez les envoyer balader avec un sourire aux lèvres. Et votre cadre sera extrêmement fort sans même que vous vous en rendiez compte.

Une mentalité d’abondance est extrêmement bénéfique pour un cadre fort. Votre cadre est au plus faible là ou vos options sont réduites.

Si vous pensez ne rien valoir sur le marché du travail, votre cadre sera écrasé par celui de votre employeur.

Si vous pensez n’avoir rien à offrir au sexe opposé, votre cadre sera minable lors d’un premier rendez vous.

Vous avez bien plus d’options que vous ne le pensez. Les limites sont dans votre tête. Et quand bien même vos options seraient limitées dans la réalité, vous pouvez toujours travailler à en acquérir de nouvelles.

Tout le monde ne sera pas heureux de vous voir progresser

On le redit, les adultes ne sont pas bien différents des enfants. Lorsque vous ferez des progrès, certains vont s’en réjouir, et d’autres beaucoup moins.

Ne prêtez pas attention à ceux là. Ou plutôt réjouissez vous, ils sont le signe que vous faîtes réellement bouger les choses.

Il est plus facile d’enfoncer celui qui réussit que de s’élever à son niveau. C’est un comportement humain. N’en soyez pas trop étonné, dans le fond c’est même un compliment involontaire.


Voilà qui conclut cette série sur la Théorie du Cadre. Il y a énormément plus à dire. Mais c’est l’expérience qui peut vous permettre d’aller plus loin.

Votre cadre peut être défini et influencé de bien des manières. Et c’est ce que nous essayons de découvrir à travers notre exploration des outils mentaux sur Anti Procrastination.

Vos habitudes et les limites que vous fixez sont cependant les plus influents si vous souhaitez vous transformer.